Cycle de formation destiné aux agents de Bruxelles Mobilité

Le mardi 24 et le vendredi 27 novembre 2009, de 9h à 16h, s’est déroulée une formation donnée par l’asbl AMT Concept et destinée aux agents de Bruxelles Mobilité. Cette formation organisée par la Direction Stratégie (DS) de Bruxelles Mobilité a regroupé des représentants de plusieurs autres directions, en particulier celles Projets et Travaux d’Aménagement de Voiries (DPT), Gestion et Entretien des Voiries (DGE) et Infrastructure des Transports Publics (DITP). Quelques agents du Service Public Fédéral Mobilité Transports avaient rejoint les participants. L’objectif était de leur montrer la problématique des personnes à mobilité réduite qui vivent dans une ville. Les 2 grands thèmes abordés ont concernés principalement le handicap de mobilité pour les personnes en chaise roulante ainsi que celui des personnes malvoyantes ou aveugles.

- Mise en situation et étude de cas
Le mardi 24 et le vendredi 27 novembre 2009, de 9h à 16h, s’est déroulée une formation donnée par l’asbl AMT Concept et destinée aux agents de Bruxelles Mobilité. Cette formation organisée par la Direction Stratégie (DS) de Bruxelles Mobilité a regroupé des représentants de plusieurs autres directions, en particulier celles Projets et Travaux d’Aménagement de Voiries (DPT), Gestion et Entretien des Voiries (DGE) et Infrastructure des Transports Publics (DITP). Quelques agents du Service Public Fédéral Mobilité Transports avaient rejoint les participants. L’objectif était de leur montrer la problématique des personnes à mobilité réduite qui vivent dans une ville. Les 2 grands thèmes abordés ont concernés principalement le handicap de mobilité pour les personnes en chaise roulante ainsi que celui des personnes malvoyantes ou aveugles.

La première journée s’est divisée en deux parties. Le matin, la formation a commencé par un circuit dans les rues, dans le quartier de la gare du Nord, lors duquel les participants à la formation se sont improvisés handicapés, afin de faire l’expérience des difficultés vécues au quotidien par les PMR. Malheureusement, à cause du mauvais temps, il n’a pas été possible de faire le trajet prévu en métro et en bus, et la balade a dû être interrompue. Malgré sa courte durée, cette balade a permis à la plupart des agents d’être conscientisés sur les conditions de mobilité de cette partie de la population.

Un débriefing a alors été organisé dans la salle Iris du CCN. Tout d’abord, il a été question des impressions des agents lors de la balade. Malgré l’impossibilité de poursuivre le circuit, la mise en situation a amené les participants réfléchir sur plusieurs points importants :
-  Prise de conscience sur l’effort musculaire intense des bras que nécessite une personne en chaise roulante lorsqu’elle doit se mouvoir. La simple monté d’un trottoir non adapté, demande un effort considérable, a remarqué un des agents.
-  Forte impression de malaise et de désorientation pour les agents mis dans la situation des aveugles. Les commentaires convergent vers le constat que les malvoyants sans accompagnement ont besoin d’un aménagement adapté. Aménagement absent dans beaucoup d’endroit, notamment dans la gare du Nord.
-  Quelqu’un parmi les participants a souligné la difficulté d’un aveugle à percevoir les obstacles en marchant sur un trottoir, tandis que d’autres ont remarqué qu’il en était de même pour une personne en chaise roulante.

A ces quelques impressions, les participants ont relevé quelques solutions qui devraient être prises en compte :
-  Pour les personnes en chaise roulante, tous les détails de voirie comptent, même les plus insignifiants. C’est pour cela, estime un responsable de l’entretien, qu’une amélioration des voiries pour le confort des PMR est souhaitable, ainsi que l’installation systématique de bordures abaissées dans les rues. D’après lui, cette amélioration dépendrait moins de moyens financiers supplémentaires que de la capacité de réagir à l’avance. Il important d’anticiper l’action.
-  Quelqu’un dans le groupe a attiré l’attention sur les dalles de guidance dans la gare du Nord, qui seraient positionnées de manière inappropriée ou seraient manquantes. Enfin, un des participants a remarqué des irrégularités dans les pavés des rues.
-  Il serait intéressant de trouver un compromis entre l’amélioration de l’aménagement et le respect des structures anciennes de la ville comme les façades de maisons anciennes débordant sur le trottoir.
-  S’il y a beaucoup d’investissements et de changements qui ont été réalisés pour promouvoir le vélo, ces mêmes investissements doivent avoir lieu pour développer l’amélioration de la mobilité pour les personnes à mobilité réduite : « c’est une priorité, un besoin ». Il aurait été plus judicieux de promouvoir d’abord des projets visant à améliorer et à faciliter les cheminements PMR et piétons avant les projets vélos : « le projet des vélos est plus un développement de confort pour la ville, qu’une nécessité ».
Après la pause déjeuner, le groupe s’est a nouveau réuni dans la salle Iris du CCN pour participer aux réunions prévues dans l’après-midi.
Après le premier échange d’impressions du matin, Pilar Rodriguez a illustré le concept d’accessibilité, qui comprendrait 3 points fondamentaux : l’accès aux voiries et aux bâtiments, la circulation et l’utilisation des équipements sur la voiries et dans le lieux publics. Ensuite, Miguel Gerez a présenté quelques extraits du règlement régional d’urbanisme en vigueur en matière d’accessibilité PMR, ainsi que des exemples concrets de lieux bien aménagés pour la circulation des PMR (notamment à l’étranger). Dans le cas de la rue Neuve, une campagne de sensibilisation dynamique, à la fois des échevins, de l’administration de l’urbanisme et des commerçants, a permis d’atteindre un pourcentage de 75% de commerces accessibles, contre 20% seulement en 2004.
Cela est la preuve que les choses ont bougé dans la capitale grâce à des gens compétents et sensibles à la problématique des PMR. Pendant son exposé, le responsable de l’entretien a souligné le problème des irrégularités sur la voirie lors de la présence d’arbres. A son sens, il faudrait garder la différence de niveau près des racines pour ne pas abîmer celles-ci, en essayant d’harmoniser la jointure des dalles.

La dernière personne à prendre la parole a été Nathalie Pigeon, du service communication de l’Œuvre Nationale des Aveugles, qui a illustré la problématique des personnes aveugles et malvoyantes et a donné des conseils pour l’aménagement des lieux et des voiries pour cette catégorie de personnes.
D’après elle, les aveugles et les malvoyants ont besoin de repères tactiles et des couleurs contrastées. Les quatre besoins fondamentaux de ces catégories d’usagers sont la sécurité, l’information, la localisation et la signalisation. C’est pour cela que les dalles d’information ainsi que la ligne guide naturelle et la ligne de conduite sont importantes pour que ces personnes puissent circuler aisément dans l’espace urbain. L’intervenante a ensuite donné quelques recommandations, en réagissant aussi aux interventions des participants,
-  dans un carrefour dangereux, il faudrait une signalisation à la fois tactile et sonore ;
-  les boules (en guise de potelets) qui se trouvent souvent le long des trottoirs sont dangereuses, car trop basses ;
-  là où il y a des magasins, il faudrait mieux prévoir des panneaux jusqu’au sol pour diviser les espaces ;
-  le mobilier urbain devrait être placé d’un seul coté de la voirie ;
-  en cas de travaux, cela serait bien d’utiliser des palissades jusqu’au sol.
Une question a retenu l’attention de l’assemblée : que fait un aveugle ou un malvoyant lorsqu’il se rend sur une place ? La traverse-t-il ou la contourne-t-il ? En fait cela dépend de la présence ou pas de la ligne de conduite au milieu de la place et de la présence ou non de points d’intérêt sur cette place.
Elle a terminé son exposé en soulignant que l’accessibilité, tout compte fait, est favorable à tout le monde.
La séance s’est poursuivie par une série de questions-réponses, où les participants ont remarqué, entre autres, que :
-  Les zones 30 sur Bruxelles ne sont pas adaptées aux aveugles ;
-  Il faudrait des repères pour signaler les sens de circulation sur les voiries ;
-  Sur les trottoirs, il faudrait une ligne transversale pour s’orienter ;
-  Il faudrait trouver un aménagement et une logique de continuité aux passages et halls de la gare du Nord : « Les couleurs sont importantes, le contraste et les marquages au sol, une évolution constante est indispensable pour les mal voyants » ;
-  Tous types d’avertissements de danger pour les personnes malvoyantes ou aveugles doivent être placés à une distance suffisante du danger afin qu’ils ne soient pas surpris par celui-ci à la dernière seconde ;
-  Les panneaux publicitaires, les boites aux lettres, et autres panneaux d’informations se trouvant dans les lieux publics, doivent avoir un contact au sol proportionnel à leur largeur et ne pas être supportés par un poteau qui pourrait confondre une personne aveugle ;
-  De manière générale, il serait intéressant que les agents s’occupant de l’adaptation et de l’aménagement de voiries se mettent de manière régulière dans la peau de personnes à mobilité réduite, afin de lutter contre ces barrières physiques souvent méconnues et pourtant présentes un peu partout à Bruxelles.

La formation du premier jour s’est conclue avec la présentation des ateliers prévus pour la séance suivante, relatifs à trois études de cas : place Dailly, place de Saint-Josse et place des Bienfaiteurs – à laquelle a suivi la constitution de trois groupes de travail (plus ou moins 5 agents par groupe).

La seconde journée de formation, a essentiellement été consacrée à un travail en ateliers, autour des trois projets soumis à l’examen des participants. Il s’agissait dans un premier temps, sur base de plans et de photos, d’identifier les dysfonctionnements de l’aménagement en terme de cheminements PMR. Il s’agissait ensuite de formuler et/ou de concevoir des propositions d’amélioration des dysfonctionnements constatés. Les équipes étaient aidées par les personnes ressources présentes lors de la première journée, auxquelles est venue se joindre Françoise Champenois, membre de la commission mobilité de la CBPAM (Confédération belge pour la Promotion des Aveugles et des Malvoyants) et surtout usagère quotidienne non voyante et son chien d’assistance. Outre le compte-rendu de son expérience personnelle, cette personne a essentiellement travaillé avec les participants à la recherche et à l’élaboration de solutions par rapport aux études de cas.

Portfolio

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  • FOR AED MOB 24-11 029
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